Regroupement provincial des comités des usagers Santé et services sociaux
Regroupement provincial des comités des usagers
Droits des usagers
Comités des usagers et de résidents
Partenaires
Personnes aînées
Semaine des droits
Formation pour les comités
Documentation
Liens utiles

Section Membres




Ma facture en Pharmacie
Guichet d'accès
Sans rendez-vous
Trouver une ressource à proximité de chez vous
Temps d'attente pour chirurgies

Santé

Déficience intellectuelle et TSA

Selon l’Association de Montréal pour la déficience intellectuelle, la déficience intellectuelle se définit comme « une difficulté fondamentale d'apprentissage et de réalisation de certaines tâches quotidiennes. Elle se traduit par : un fonctionnement intellectuel significativement inférieur à la moyenne (Q.I. de 70-75 et moins) accompagné de difficultés importantes d'adaptation. Les difficultés se manifestent dans au moins deux domaines du fonctionnement adaptatif (communication, soins personnels, compétences domestiques, habiletés sociales, utilisation des ressources communautaires, autonomie, santé et sécurité, aptitudes scolaires fonctionnelles, loisirs et travail) et doivent être observées dans l'environnement typique des pairs de la personne évaluée en tenant compte de son âge chronologique. La déficience intellectuelle se manifeste pendant la période de croissance (avant 18 ans) et elle peut survenir dans n'importe quelle famille sans distinction de race, de religion ou de classe.»

Distinction importante à faire

Il est important de distinguer la déficience intellectuelle et la maladie mentale. La maladie mentale affecte le comportement et l'affectif sans rapport  avec le fonctionnement intellectuel de la personne. La déficience intellectuelle est un état permanent et non pas une maladie.

Qu’est-ce qu’un trouble envahissant du développement (TED)?

Les personnes atteintes d’un TED au Québec ont de la difficulté à communiquer, à avoir des relations sociales, et ont des intérêts et des comportements restreints ou répétitifs. L’autisme est le TED le plus répandu.

Autisme

Pauline Gravel 30 juin 2012 Santé Le Devoir

Dès l’âge de six mois, le cerveau des nourrissons qui deviendront autistes suit un développement temporel et structurel qui diffère de celui des bébés normaux. Cette observation inédite qui a été faite par un groupe de chercheurs étasuniens et canadiens pourrait permettre de dépister précocement l’autisme, soit avant l’apparition des symptômes qui ne commencent à se manifester qu’à partir de la deuxième année de vie.

Dans le cadre de l’Infant Brain Imaging Study (IBIS), des chercheurs de l’Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill, de l’Université de Washington à Seattle, de l’Hôpital pour enfants de Philadelphie et de l’Université Washington à St Louis ont suivi par imagerie cérébrale l’état de développement de 15 faisceaux de fibres neuronales dans le cerveau de 92 nourrissons dont le risque d’être atteint d’autisme était plus élevé que la moyenne par le fait qu’un de leurs sœurs ou frères aînés était autiste. Alors qu’un enfant sur 110 est atteint d’autisme dans la population générale, cette proportion s’élève à un sur cinq au sein des familles à risque.

Les scientifiques ont ensuite comparé les images obtenues à 6, 12 et 24 mois chez les nourrissons ayant développé les symptômes de l’autisme à celles croquées chez ceux dont le comportement est demeuré normal.

Les chercheurs ont eu recours à une technique particulière d’imagerie par résonance magnétique (IRM), appelée imagerie par tenseur de diffusion, qui mesure l’anisotropie, c’est-à-dire la direction de l’écoulement de l’eau présente dans les neurones, et plus particulièrement dans les axones enveloppés de myéline qui forment de grands faisceaux de matière blanche à l’intérieur du cerveau.

Les résultats qu’ils ont obtenus montrent que chez les enfants qui sont devenus autistes, 12 des 15 faisceaux de fibres blanches étudiés ont emprunté au cours de leur développement (entre l’âge de 6 et 24 mois) des trajectoires « désordonnées » et clairement différentes de celles décrites chez les enfants normaux. « Nous avons observé une anisotropie fractionnelle aberrante dès l’âge de six mois chez les nourrissons qui sont devenus autistes, soit beaucoup plus tôt que ce qui avait été rapporté dans les études précédentes qui faisaient état du volume significativement plus grand du cerveau des enfants autistes âgés de deux et trois ans, comparativement à celui de bambins normaux du même âge », souligne le directeur du Consortium pour la recherche en imagerie cérébrale de Montréal, Alan Evans, qui est coauteur de l’article relatant cette découverte dans l’American Journal of Psychiatry.

Dépistage précoce

Les signataires de l’article soulignent aussi le fait que la trajectoire du développement des fibres blanches dévie de la normalité bien avant l’apparition des premiers symptômes cliniques, qui ne sont détectés par « des médecins expérimentés qu’à partir de 24 mois », indique M. Evans, qui est chercheur à l’Institut et l’hôpital neurologiques de Montréal, le Neuro, qui était le centre de coordination où toutes les données de l’étude ont été acheminées et centralisées.

Les chercheurs croient que cette organisation atypique des réseaux neuronaux pourrait servir de biomarqueur pour dépister précocement les enfants qui deviendront autistes. « Un tel marqueur permettrait de commencer très tôt des interventions comportementales qui pourraient atténuer les manifestations de ce syndrome », explique M. Evans, tout en prévenant que « cette étude ne nous propose pas de pilule magique pour guérir l’autisme, mais elle nous aide à comprendre le mécanisme neurobiologique qui l’engendre ».

Association du Québec pour l’intégration sociale (AQIS)

Depuis 1951, l’Association du Québec pour l’intégration sociale (AQIS) soutient les personnes présentant une déficience intellectuelle et leur famille dans leur processus d’intégration sociale et de reconnaissance de leurs droits. Grâce à l’Institut québécois de la déficience intellectuelle (IQDI), dont elle s’est dotée en 1968, l’Association s’est aussi donné pour rôle de favoriser le partage d’expertise en lien avec la déficience intellectuelle. L’AQIS et son Institut sont de cette manière devenus une référence pour l’ensemble des personnes concernées par la déficience intellectuelle au Québec et au Canada. Elle compte plus de 80 associations membres

Association du Québec pour l’intégration sociale (AQIS)

Liste des centres de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement (TED)

Organismes

À consulter

Chaires de recherche