Alors que le gouvernement poursuit son virage vers le soutien à domicile en élargissant l’accès simplifié à neuf nouvelles régions, le RPCU rappelle qu’un meilleur accès n’a de valeur que si les usagers reçoivent des services sécuritaires, de qualité et adaptés à leurs besoins.
Cette nouvelle phase du projet s’inscrit dans la révision du Programme d’exonération financière pour les services d’aide domestique (PEFSAD). Elle vise à simplifier les démarches et offrir des tarifs réduits (selon les critères) pour les personnes qui souhaitent obtenir des services de soutien à domicile, lesquels pourront être offerts par les entreprises d’économie sociale participantes.
Les usagers pourront ainsi accéder plus facilement à des services comme l’aide domestique, la préparation des repas ou l’accompagnement dans certaines activités de la vie quotidienne, afin de favoriser leur maintien à domicile.
Après des projets pilotes déployés notamment à Alma, Rimouski et Belœil, cette nouvelle phase permettra à plusieurs autres régions du Québec. Comme le rapporte le journaliste Mathieu Goyer, de Radio-Canada, le déploiement du projet se fera progressivement au cours des prochains mois.
Dès septembre, il sera offert au Bas-Saint-Laurent, au Saguenay–Lac-Saint-Jean et en Montérégie-Est. En octobre, ce sera au tour de Laval, de Lanaudière et des Laurentides, avant que l’Abitibi, l’Outaouais et Chaudière-Appalaches ne s’ajoutent en novembre. À terme, cette nouvelle phase du projet permettra d’offrir plus de 600 000 heures de services à tarif réduit aux personnes souhaitant demeurer à domicile.
Pour le RPCU, cette volonté de faciliter l’accès aux services constitue une avancée positive, dans un contexte où le maintien à domicile répond au souhait de nombreuses personnes aînées et en perte d’autonomie.
Toutefois, cette simplification ne doit jamais se faire au détriment de la qualité des services. « Faciliter l’accès est une excellente nouvelle, mais cette accessibilité doit s’accompagner de services de qualité, adaptés aux besoins de chaque personne. Nous partageons cette volonté avec le Réseau de coopération des entreprises d’économie sociale en aide à domicile (EÉSAD) » souligne Sylvie Tremblay, directrice générale du RPCU.
« Le maintien à domicile ne se résume pas à offrir davantage de services ; il faut aussi s’assurer qu’ils répondent réellement aux attentes et qu’ils permettent aux usagers de vivre chez eux dans la dignité et la sécurité », poursuit cette dernière.
« Plus les services à domicile se développent, plus il devient essentiel de s’assurer que les mécanismes de suivi, de qualité et de protection des usagers évoluent au même rythme. Chaque personne doit pouvoir recevoir des services dans un environnement sécuritaire, empreint de respect et de bientraitance », fait valoir Mme Tremblay.
LE RPCU croit que les EÉSAD adhèrent également à cette philosophie de travail et que le réseau public offre toujours les services d’aide à domicile pour les personnes âgées très vulnérables.
Nous soulignons que les comités des usagers ont également un rôle important à jouer afin de faire connaître les droits des usagers, recueillir leurs préoccupations et contribuer à l’amélioration continue de la qualité des soins et des services.


