Pour une personne hospitalisée, particulièrement lorsqu’elle est âgée, isolée ou hospitalisée pour une longue période, un téléviseur peut représenter bien davantage qu’un simple divertissement. Il peut être un repère, une présence et une façon de garder un lien avec le monde extérieur.
C’est notamment ce que souligne Sylvie Tremblay, directrice générale du Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU), dans un article de la journaliste Florence Morin-Martel, publié dans Le Devoir sur la disparition des téléviseurs dans certains hôpitaux du Québec.
« Il n’y a pas beaucoup d’offres de services dans le réseau pour les personnes âgées et vulnérables [qui n’ont pas d’appareils personnels]. C’est une question d’équité », a fait valoir Mme Tremblay.
Cette intervention rappelle une réalité que l’on peut facilement perdre de vue : un séjour à l’hôpital ne se résume pas aux soins médicaux.
Pour une personne âgée qui passe plusieurs jours dans une chambre, les heures peuvent être longues. Les habitudes sont bouleversées, les proches ne peuvent pas toujours être présents et les outils numériques ne sont pas nécessairement accessibles ou familiers. Pouvoir regarder les nouvelles, suivre une émission qu’on aime ou simplement entendre des voix peut alors contribuer à briser l’isolement et à conserver un petit morceau de son quotidien.
Au-delà du téléviseur, c’est donc une question de dignité et d’humanisation des soins qui se pose.
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