Face aux crises sociales et l’itinérance, le travail de proximité est une nécessité

31 juillet 2026

L’itinérance gagne du terrain. Les problèmes de santé mentale – notamment chez les jeunes – et de dépendance sont de plus en plus préoccupants. Les logements abordables deviennent difficiles à trouver, tandis que le pouvoir d’achat d’un grand nombre de familles et proches aidants continue de s’effriter. Ces défis, qui marquent profondément notre société, nous rappellent que la santé ne se résume pas qu’aux soins médicaux…

Plus que jamais, il est urgent de remettre le travail social au cœur des priorités et de reconnaître que les interventions de proximité sont indispensables pour prévenir les crises, soutenir les communautés et protéger les personnes les plus vulnérables. Il en va de même pour le travail des comités des usagers (CU) et des comités de résidents (CR), qui, malgré les défis grandissants du réseau, consacrent bénévolement temps, énergie et expertise pour défendre les droits des usagers.

C’est dans cet esprit qu’est née la coalition PACT-social, qui souhaite redonner toute sa place aux services sociaux au sein du réseau de la santé… et des services sociaux.

Le RPCU tient à souligner l’engagement d’Annie Carrier, membre du conseil d’administration, qui met son expertise de travailleuse sociale au service de cette nouvelle coalition. Mme Carrier est également présidente du Comité des usagers de la Vallée-de-l’Or et membre du Comité des usagers d’établissement (CUÉ) du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue.

Mise sur pied cet été, le PACT-social réunit plusieurs organisations du Québec préoccupées par la place grandissante accordée aux soins médicaux au détriment des services sociaux. Elle souhaite rappeler que la santé d’une personne ne se résume pas aux soins qu’elle reçoit, mais qu’elle est également influencée par son milieu de vie, son réseau de soutien, son logement, son autonomie et les services de proximité qui l’accompagnent au quotidien.

Dans une lettre ouverte publiée dans Le Devoir, intitulée « Santé Québec, où est le social? », les membres de la coalition dénoncent l’effacement progressif du mot « social » au sein du réseau public. Ils estiment que cette évolution traduit un recul de la place accordée à l’intervention sociale dans l’organisation des services et dans les priorités du réseau.

Dans ce contexte, la coalition plaide notamment pour :

  • une reconnaissance claire de la mission sociale dans la gouvernance de Santé Québec ;
  • un meilleur équilibre entre les soins hospitaliers et les services sociaux de proximité ;
  • un réinvestissement dans les interventions réalisées directement dans les milieux de vie, notamment auprès des personnes vulnérables ;
  • une plus grande place accordée à l’expertise des intervenants sociaux dans les décisions qui touchent l’organisation du réseau.

Ces préoccupations trouvent un écho auprès du RPCU. Les comités des usagers constatent quotidiennement que les besoins des personnes ne sont pas uniquement médicaux.

L’accompagnement, le soutien psychosocial, la prévention et les services de proximité demeurent des composantes essentielles d’un réseau véritablement centré sur les besoins des usagers. Ils contribuent à prévenir la détérioration des situations, à favoriser le maintien dans la communauté et à améliorer l’expérience des personnes qui reçoivent des soins et des services.

Nous saluons cette importante mobilisation, qui rappelle avec justesse que les services sociaux occupent une place essentielle au sein de notre système public et qu’ils doivent continuer d’être pleinement reconnus et valorisés.

Pour lire la lettre ouverte publiée dans Le Devoir, cliquez ici.

Partger cet article