« La maltraitance financière des aînés est inexcusable. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a joué son rôle! »
C’est en ces mots que la directrice générale du Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU), Sylvie Tremblay, réagit à une récente décision du Tribunal des droits de la personne, relayée par le journaliste Yannick Bergeron de Radio-Canada.
Dans cette affaire, une personne âgée victime d’exploitation financière par un membre de sa famille a obtenu gain de cause grâce à l’intervention de la CDPDJ. Le Tribunal a reconnu que la victime avait été exploitée en raison de sa vulnérabilité et a condamné l’auteur des gestes à rembourser les sommes détournées, en plus d’accorder des dommages moraux et punitifs.
Au-delà des montants accordés, cette décision envoie un message clair : l’exploitation financière des personnes aînées n’est ni un conflit familial, ni une simple question d’argent. Il s’agit d’une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité des personnes concernées.
Pour le RPCU, cette décision rappelle également l’importance de dénoncer les situations d’abus, peu importe l’identité de la personne qui les commet. Trop souvent, l’exploitation financière survient dans un contexte de confiance ou de dépendance, ce qui rend les victimes particulièrement vulnérables et les amène parfois à hésiter avant de demander de l’aide.
Le RPCU salue le travail de la CDPDJ, dont l’intervention dans ce dossier rappelle que les droits des personnes aînées ne sont pas théoriques : ils doivent être pleinement respectés et défendus. Encore plus dans un contexte de forte hausse des plaintes liées à l’exploitation des personnes âgées…
En 2025-2026, la Commission a reçu 484 plaintes ou dénonciations sur le sujet, ce qui représente 23 % de l’ensemble des dossiers ouverts en droits de la personne. « Ceci est un signe à la fois de la persistance du phénomène et d’une meilleure connaissance des droits et des recours », souligne l’organisme sur son site Web.
Dans ce contexte, les comités des usagers jouent eux aussi un rôle de premier plan. En informant les usagers de leurs droits, en les accompagnant dans leurs démarches et en les orientant vers les ressources appropriées, ils contribuent à prévenir les situations de maltraitance et à faire en sorte que chaque personne puisse faire valoir ses droits dans le respect de sa dignité.
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