« Personne ne devrait vieillir dans une chambre surchauffée ».
C’est le titre présentant la chronique de Patrick Duquette, dans Le Droit, qui fait référence au reportage de son collègue Daniel LeBlanc sur la climatisation des chambres en CHSLD en Outaouais. Et nous le reprenons ici volontiers, parce qu’il résume une réalité aussi simple qu’inacceptable.
Alors que les épisodes de chaleur extrême se multiplient, des centaines d’aînés vivent encore dans des chambres où la température devient difficilement supportable. Bien que des progrès aient été réalisés au fil des ans, notamment grâce à la construction des Maisons des aînés et à la modernisation de certains établissements, la réalité demeure préoccupante dans plusieurs CHSLD plus anciens.
Dans sa chronique, Patrick Duquette rappelle que les espaces communs climatisés ne remplacent pas le confort et la sécurité d’une chambre où il est possible de dormir, de se reposer et de vivre dignement. Il souligne également que les personnes en perte d’autonomie ou vivant avec des troubles cognitifs ne peuvent pas toujours exprimer leurs besoins ou se déplacer vers des endroits plus frais.
Le chroniqueur cite d’ailleurs la directrice générale du RPCU, Sylvie Tremblay, qui rappelle que les témoignages recueillis auprès des comités des usagers traduisent un sentiment de résignation devant la vétusté de certains établissements. Plus inquiétant encore, plusieurs familles finissent elles aussi par diminuer leurs attentes, convaincues que la situation changera difficilement.
Cette chronique fait écho aux préoccupations que le RPCU porte depuis plusieurs années. La protection des usagers lors des épisodes de chaleur ne peut reposer uniquement sur des mesures temporaires ou des espaces climatisés accessibles à certains moments de la journée. Elle passe aussi par des milieux de vie adaptés aux nouvelles réalités climatiques, des politiques d’hydratation appliquées de façon rigoureuse et des conditions permettant aux personnes hébergées de vivre dans la dignité.
Vieillir dans un environnement sécuritaire, confortable et respectueux n’est pas un privilège. C’est une question de santé, de sécurité… et de dignité.
Nous saluons le travail de Patrick Duquette et de Daniel LeBlanc, qui contribuent à maintenir cet enjeu dans l’espace public et à rappeler qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.
Pour consulter la chronique de Patrick Duquette, cliquez ici.
Pour consulter notre commentaire et l’article de Daniel LeBlanc, cliquez ici.


